‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 11 sur 271 · MISSIONS DIPLOMATIQUES · texte numérisé non relu

MISSIONS DIPLOMATIQUES

datent que cette mesure n’avait pas d’autre but que la sécurité de Brême et de Verden, possessions hanovriennes, II. Walpole eut enfin la bonne fortune de réussir dans son entreprise. Il était en même temps chargé d’amener les États à entrer dans l’alliance défensive qui venait d’être conclue entre l’Empereur et le roi George, et qui était basée sur le soupçon que le duc d’Orléans, alors régent de France, favorisait les vues du Prétendant. La négociation relative à cette question fut très-énergiquement conduite en sens inverse, de vive voix et par écrit, par H. Walpole et par M. de Châteauneuf, ambassadeur de France, jusqu’à ce qu’enfin le Régent, soit par crainte de voir la Hollande accepter le traité, soit à cause de ses affaires personnelles en France, se décidât à envoyer à La Haye l’abbé Dubois. II lui donna pour instructions de travailler à établir entre le roi George, la France et les États, une triple alliance* destinée à assurer par

1. « Le 16 janvier 1717, M. le duc d’Orléans ayant reçu, par un courrier dépéclié de La Haye par M. l’abbé Dulwis, la nouvelle que les États pénéraux avaient enfin sipné le traité de lipuo entre

Page 1