‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 12 sur 271 · DE HORACE WALPOLE · texte numérisé non relu

DE HORACE WALPOLE

des garanties réciproques l’établissement de la famille royale en Angleterre, et la succession aux trônes de France et d’Espagne telle qu’elle avait été réglée par le traité d’Utrecht, en concédant la démolition du nouveau port qui se construisait à Mardyck.

« H. Walpole partageait les pleins pouvoirs du général Gadogan pour négocier et conclure ce traité, et bien que son départ de La Haye, motivé par quelques différends * survenus dans le

la France et l'Angleterre, en fut si content que, niailame la douairière étant suiTenue dans le moment, il lui dit agréablement ! « Ma mère, jiermettez-moi de vous embrasser pour la joie que « me cause la nouvelle que je viens d'apprendre de la triple al- « liance. » On assure même que Leurs Altesses Royales baisèrent ce traité et qu’ils le firent aussi baiser au maréchal d'Uxelles, pour marquer d’autant plus la satisfaction particulière que run et l’autre en ressentaient. » (Buvat, Journal de la Régence, 1. 1, p. 243.)

1. Ces difficultés, que Walpole passe sous silence, font le plu.s grand honneur à son caractère. Il s’était engagé solennellement vis-à-vis des Etats à ce qu’aucun traité ne fût conclu avec la France sans leur participation; mais le roi, pressé d’obtenir de la France la garantie de son trône encore chancelant, et s’arrangeant mal des lenteurs de la diplomatie hollandaise, fit conclure un traité sous ses yeux, à Hanovre, entre le ministre Stanhope et l’abbé Dubois. Ce fut alors qu’il fit expédier les plfdns poiix-oirs à Walpole et au général Gadogan (wur le signer à La Haye. Mais Walpole refusa d'en user, et dans une lettre au ministre Siauhopo

Page 1