TENTATIVE POUR L’ÉLOIGNER
rent-elles assoupies jusqu’à l’arrivée de la reine.
« Dès qu’on put supposer que cette princesse s’était emparée complètement du cœur et de l’affection du roi, on la sollicita vivement d’user de son influence pour tâcher d’obtenir ce qui était toujours l’objet des vœux les plus ardents de M. le Duc : le travail en tête à tête avec Sa Majesté. La reine s’y refusa d’abord, dit-on, de crainte sans doute de s’aliéner son grand aumônier; mais elle finit par consentir à essayer ce qu’on lui demandait, et ce fut là le motif du départ de Fleury pour la campagne mardi dernier. Voici comment les faits se sont passés.
« Lundi soir, dès que la reine eut appris que Louis XV était revenu de la chasse, elle quitta son jeu et le fit prier de venir lui parler dans son cabinet; c’était une heure avant celle où il avait coutume de s’entretenir seul avec M. de Fréjus. La reine, qui était accompagnée de M. le Duc, profita de cette occasion pour presser vivement son époux, avec toutes les cajoleries imaginables, de cpnsentir à travailler seul ce soir-là avec le prince. Le roi tint bon contre