‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 136 sur 271 · L’ESPAGNE APPUIE LE PRÉTENDANT · texte numérisé non relu

L’ESPAGNE APPUIE LE PRÉTENDANT

traités de Vienne et de Hanovre avaient creusées en Europe, les cours de Vienne et de Madrid s’apprêtaient à exécuter leurs desseins gigantesques; l’Espagne avait repoussé avec dédain tous les efforts faits par le duc de Bourbon pour apaiser son ressentiment, après le départ de l’Infante, et elle suivait aveuglément l’impulsion des idées aussi téméraires qu’incohérentes de Ripperda. Le duc de Wharton était reçu publiquement à Madrid, comme l’agent officiel du Prétendant; le duc de Liria jetait les plans d’une invasion en Angleterre, et M. Stanhope était traité en ministre proscrit; on enrôlait ouverte- * ment des officiers pour le service du Prétendant, on envoyait en Galice un corps de troupes considérable, dans le but avoué d’attaquer la France et d’envahir l’Angleterre ; le roi Philippe donnait de fortes sommes à l’Emperéur et lui promettait des subsides encore plus considérables, à l’arrivée des galions d’Amérique.

Charles VI ne déployait pas moins d’activité ; il gagnait les électeurs de Trêves, de Bavière, de Cologne, de Mayence et du Palatinat; il avait

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