‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 151 sur 271 · LA COMTESSE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE DE TOULOUSE

il est vrai, de sources moins authentiques, m’avaient averti de tout le préjudice que les fréquents voyages du roi à Rambouillet devaient porter à M. le Duc; car la comtesse de Toulouse ‘ , qui a su plaire à Sa Majesté par les charmes de sa conversation, s’était mise sur le pied de lui parler librement de toute chose, et même d’attaquer l’administration de M. le Duc. J’ai voulu, il y a huit jours, sonder M. de Fréjus sur ses rapports avec ce prince, et j’ai démêlé facilement qu’une grande froideur régnait entre eux. Le prélat m’a avoué, sans détour, qu’il n’était nullement satisfait des mesures prises par M, le Duc pour les affaires intérieures, surtout en matière de finances ^ : il les attri-

1. Marie-Victoire-Sophie de Noaillos, sœur du man'chal, née en 1G98. Veuve en premières noces du manjiiis de (îondrin, fils du duc d’Antin et petit-fils do madame de Montespan, elle avait épousé le comte do Toulouse en 1723. Le mariage eut lieu secrètement, mais le comte de Toulou.se obtint la même année l’autorisation ilu roi pour le déclarer. Elle mourut en 17(16.

2. Mars 1726. « On a fait dans le ministère une opération des monnaies, injuste, et (jui ne réussira pas. Le roi a dimiiuié l’écu de quatre livres et l’a mis à trois livres; on le prend à trois livres cinq sols à la monnaie, et on donne en échange un nouvel écu de cinq livres, qui, au marc, n’est autre chose que le vieil

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