‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 153 sur 271 · CONVERSATION AVEC M. DE FRÉJUS · texte numérisé non relu

CONVERSATION AVEC M. DE FRÉJUS

défaut de ce prince, je ne voyais que lui capable de le remplacer, dans l’intérêt de l’État et dans le sien propre. Il ne m’a pas été possible de tirer de lui aucune réponse positive, sinon qu’il n’y aurait plus de premier ministre, et il a continué à me laisser voir tout son mécontentement contre M. le Duc. Il m’est revenu depuis que plusieurs amis de la famille d’Orléans avaient pressé le comte Tarlo d’engager la reine à faire tous ses efforts pour que le comte de Toulouse fût nommé premier ministre. Nanti de ces informations, j’ai encore tâché de pénétrer la pensée de M. de Fréjus, au sujet de M. le Duc, lorsque j’étais à Versailles , lundi dernier; malheureusement notre conversation a eu lieu tellement à bâtons rompus que j’ai eu à peine le temps de lui communiquer le compte rendu de M. Stanhope sur l’affaire de Ripperda; il m’a alors invité à dîner pour le lendemain avec les maréchaux d’Huxelles et de Berwick.

« Profitant donc d’un moment où nous étions seuls avant le dîner, je lui dis qu’on m’avait annoncé que le comte de Toulouse allait être choisi

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