DE PREMIER MINISTRE
laissé partir sans rien ajouter à ce qu’il m’avait déjà dit. ))
A la réception de ces importantes nouvelles, Robert Walpole ne perdit pas un instant pour complimenter l’évêque de Fréjus sur son élévation. En lui adressant une lettre * aussi amicale que flatteuse pour son mérite, le rusé ministre espérait, non sans raison, gagner le cœur un peu vaniteux du prélat, avec lequel il devait être appelé désormais à traiter spécialement, par l’entremise de son frère.
II. Walpole, à la suite de sa première dépêche, écrivit une lettre confidentielle au duc de Newcastle, datée du 18 juin; elle contient le récit de tout ce qui a précédé et suivi les événements que nous venons de rapporter.
« Après avoir fait part à Votre Grâce de la lettre confidentielle de M. de Fréjus, qui m’annonçait la disgrâce de M. le Duc, je dois vous dire maintenant qu’en le remerciant de cet envoi si matinal, je lui ai demandé la faveur de