M. DES FORTS CONTROLEUR GÉNÉRAL
général par M. le Pelletier des Forts *, oncle de M. de Broglie et ami intime du maréchal de Berwick; on le dit intègre et capable, mais d’un caractère violent et emporté.
« Je ne doute pas que M. de Saint-Florentin et M. de Maurepas ne conservent leurs places; mais j’ai cru convenable de ne pas pousser plus loin mes questions avec M. de Fréjus. Je me suis borné à lui recommander instamment de garder tout le pouvoir entre ses mains et de n’en rien céder à personne : cela devait lui être facile, puisque nul autre que lui n’avait le
1. Fils de M. Le Pelletier de Souzy, qui avait fait partie du conseil de régence. Voici le portrait que fait de lui le président Hénault : « M. des Forts était un homme vain, sec, le visage pâle, ricanant et voulant qu’on prit son rire pour de l’esprit; ç’aurait été une furieuse méprise. Pour son début dans les finances, il supprima toutes les petites parties de rentes viagères, sous le prétexte que c’était un trop grand détail. A la vérité, il ôtait par là la subsistance à je ne sais combien de gens du peuple ; mais qu’importe le peuple ! »
Il parait que ce début ne lui porta pas bonheur, car voici comment Barbier annonce son renvoi en mars 1730 : « Le 19, M. Le Pelletier des Forts a été remercié par le roi. Une nuit on avait affiché à sa porte, en manière d'écriteau : Maison à brûler, maître à rouer, femme à pendre et commis à pilorier. » (Barbier, Journal, 1. 1, p. 304.) 11 mourut le 11 juillet 1740.