‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 166 sur 271 · APPRÉCIATION DE WALPOLE · texte numérisé non relu

APPRÉCIATION DE WALPOLE

« Peut-être Votre Grâce entendra-t-elle dire

que j’étais dans le secret de toute cette affaire,

parce que le hasard a voulu que je n’aie pas vu

M. le Duc ce jour-là et que j’aie passé presque • • • tout mon temps, après le dîner, chez M. de

Fleury, en conférence avec lui ou avec M. de Morville; mais Votre Grâce a vu, par ce qui précède, que je n’ai point eu les honneurs du secret à garder ; cependant cette rumeur pourrait avoir son bon côté : on en conclurait peut-être que mon intimité est telle avec M. de Fréjus qu’elle doit empêcher toute démarche contraire à la plus étroite union entre les deux couronnes.

En résumé, il vaut mieux que le prélat ait gardé le silence sur ses projets; Sa Majesté aurait pu se trouver fort embarrassée pour se former une opinion à leur sujet et en dire son avis. M. de Fréjus m’a témoigné plus de confiance qu’à aucun autre, au moins parmi les étrangers, sans en excepter le nonce du pape , son intime ami ;

dame de Prie, exilée dans ses terres en Normandie, et c’est un peu insultant pour M. le Duc, qui est borgne. » (Barbier, Journal, t. I, p. 239 et 242.)

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