JOIE DE LA DISGRACE DE M. LE DUC. 2S
incontesté que celui des cardinaux de Richelieu et de Mazarln.
« U y a des gens qui pensent que ce prélat veut à toute force être premier ministre, et qu’il n’attend pour cela que le moment où son prestige sera assez bien établi sur le roi ; pour moi, je n’en crois pas un mot. M. de Fréjus n’aurait pas eu la moindre idée de renverser M. le Duc, si ce prince n’avait pas persisté à se laisser entièrement absorber par madame de Prie et par ses créatures ; la situation était devenue tellement intolérable pour toute la noblesse, le clergé, la bourgeoisie et le peuple, qu’U n’y a eu qu’un cri pour demander le renvoi de M. le Duc, et l’on peut dire qu’on n’a jamais vu en France une explosion de joie pareille à celle qui a salué sa chute
1. <( Le peuple a été si content de ce changement qu’on a été obligé d’empècher qu’il ne fit des feux de joie dans les rues, ce qui aurait été trop insultant vis-à-vis de la personne d’un prince du sang.
« Hier matin il y avait des affiches ainsi conçues : « Cent pisi( tôles à gagner pour celui qui trouvera une jument de Prix ac- « coutumée à suivre un cheval borgne. » Ceci s’applique à raa-