‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 185 sur 271 · CONTRE LE DUC DE RICRELIEU · texte numérisé non relu

CONTRE LE DUC DE RICRELIEU

niqué au cardinal la plupart des lettres de M. de Saint-Saphorin sur le duc de Richelieu : il m’a démontré que ce dernier ne lui ayant pas rendu le moindre compte de ses négociations particulières avec les ministres impériaux, on n’avait pu lui envoyer d’ici ni encouragement, ni approbation. On s’arrangera donc pour le rappeler, mais sans lui donner aucune marque de mécontentement, ce qui est tout à fait dans le caractère du cardinal*. Il vaut peut-être mieux qu’il en soit ainsi et, selon moi, M. de Saint-Saphorin doit conserver jusqu’à nouvel ordre, vis-à-vis du duc, les formes de l’amitié et de la confiance.

« La seule affaire qui me semble embarrasser

1. Le futur maréchal de Richelieu n’eut pas, en effet, à se plaindre du traitement qu’il éprouva à son retour d'ambassade. Nous trouvons dans le Journal historique de Louis XV, à la date du 4 avril 1728 : « Le duc de Richelieu, en qualité d’ambassadeur du roi auprès de l’Empereur, avait contribué efffcacement à la pacification générale par ses soins, ses avis et ses négociations. Le roi, pour récompenser ses services, tient extraordinairement au chapitre de l’ordre du Saint-Esprit, dans lequel Sa Majesté lui accorde la permission de porter la croix et le cordon de l’ordre, jusqu’à ce qu’il vienne recevoir le collier de ses mains. Ce ministre a quitté Vienne le 5 mai. n

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