‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 19 sur 271 · TOWNSHEND ET WALPOLE · texte numérisé non relu

TOWNSHEND ET WALPOLE

virent forcés d’avoir recours à ToAvnshend et à Walpole pour amener une réconciliation entre les membres de la famille royale ; les deux beauxfrères avaient fait de cet accord la condition sine qiia non de leur rentrée dans l’administration « Cependant les pertes immenses et la misère presque générale causées par la vente soudaine des biens de la Compagnie du Sud avaient tellement aliéné les esprits, et les rendaient si indif-

1. Une des circonstances les plus marquantes du règne de George !«' est l’état de guerre ouverte où il se trouvait sans cesse avec son fils. Je ne sais trop (juelle en fut l’origine. Peut-être était-ce l’attachement que ce dernier avait pour sa mère, Sophie- Dorothée de Zell, qui l’avait porté à haïr son père : il est encore possible qu’il n’aimi'it sa mère que parce qu’il détestait son père. Je croirais cependant que cette haine héréilitaire qui existait entre le père et le fds dans la maison de Brunswick datait do plus loin

que des deux premiers George Elle avait peut-être sa souree

dans la préférence bien marfjuée de la princesse Sophie, mère de

George I«r, pour son petit-fils Quoi qu’il en soit, le roi confia

au prince de Galles les fonctions de nagent, lors de sa première visite dans ses possessions électorales ; mais ce fut pour la première et dernière fois. Au retour du roi, de grandes divisions éclatèrent. 11 y eut scission parmi les whigs : les uns restant attachés à celui qui portait la couronne, et les autres à celui qui l’attendait

Les beaux-frères, le vicomte Townsheud et sir Robert Walpole; embrassèrent le parti du prince. (Horace Walpole, Remiuiscences.)

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