LE COMTE PALM REÇOIT SES PASSE-PORTS
jets d’un pareil affront de la part du ministre impérial. On rendait grâce en môme temps au roi pour sa sollicitude et sa vigilance, en lui exprimant la résolution bien arrêtée du parlement de le défendre contre tous ses ennemis du dedans et du dehors. Le comte Palm reçut aussitôt ses passeports avec l’ordre de sortir d’Angleterre dans l’espace de huit jours; le résident anglais près de l’Empereur dut quitter Vienne dans les vingt-quatre heures, et comme le ministre d’Espagne était déjà parti brusquement de Londres, on ne douta plus qu’une rupture ouverte avec l’Espagne et l’Empire n’en fût la conséquence forcée*. Des préparatifs de guerre furent faits sur une vaste échelle de part et d’autre : les Anglais, qui n’ignoraient pas que le plan des Espagnols était avant tout de leur enlever Gibraltar, avaient eu soin de pourvoir celte forteresse de tout ce qui était nécessaire pour soutenir un long siège. Cela ti’empêcha pas, qu’avant toute déclaration