‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 201 sur 271 · IL S’ENTEND AVEC FLEURY · texte numérisé non relu

IL S’ENTEND AVEC FLEURY

sions de l’Angleterre : « Tout 'ce que vous dites « est bel et bon, répartit le maréchal, mais je « vous répète que le Walpole est fort pressant, « fort importun, et qu’il est écouté ici. Il doit « arriver bientôt, et vous verrez vous-même ce « qui résultera de ses sollicitations ^ »

Walpole s’était, en effet, décidé à quitter Londres avant la fin de la session ; il sentait que sa présence devenait de plus en plus nécessaire à Versailles , et qu’il fallait raffermir à tout prix la marche hésitante du ministère français; il arriva donc à Paris à la fin de mars. Dès sa première entrevue, tout en faisant la part des difficultés du moment, il parvint à fixer les irrésolutions du cardinal, et le 30 du même mois, ce prélat parlait chaudement au conseil d’État en faveur des engagements pris avec l’Angleterre. « Le cardinal, écrivait Walpole, m’a dit du fond du cœur que si je l’avais entendu parler, pas plus tard qu’hier, au conseil, devant Sa Majesté très-chrétienne, je n’au-

Page 1