RETOUR DE VVALPOLE A PARIS
de la mission de l’abbé : le parti espagnol redoubla d’intrigues, et l’opposition releva la tête dans le cabinet. Le cardinal restait donc toujours péniblement ballotté entre le désir d’éviter la guerre avec l’Espagne et la volonté de conserver l’alliance anglaise *.
Pendant ce temps-là, Montgon déployait, pour sa double entreprise, un zèle infatigable : il ne cessait de s’adresser à tous ceux qu’il supposait sympathiques à l’Espagne, et mettait tout en œuvre pour démontrer qu’il fallait permettre le siège de Gibraltar et abandonner l’Angleterre. Un jour qu’il pressait le maréchal de Villars de se prononcer dans ce sens : « Dépêchez- « vous de prendre Gibraltar, lui dit aussi ce der- « nier, car si le siège se prolonge, il devien- « dra impossible de résister aux instances de « M. Walpole pour nous faire entrer en jeu, et « quel intérêt a l’Espagne de pousser les choses « à cette extrémité? » Montgon s’étendit alors, comme de coutume, sur l’orgueil et les aggres-