‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 214 sur 271 · IL PART POUR LONDRES · texte numérisé non relu

IL PART POUR LONDRES

s’en tenir, il demanda une entrevue à Fleury, qui se trouvait alors avec le roi à Rambouillet. Le ministre revint sur-le-champ à Yersailles, et la conférence eut lieu le lendemain. Les premières paroles auraient suffi pour dissiper tous les doutes de l’ambassadeur, s’il avait pu en concevoir de sérieux sur la sincérité du cardinal; ce dernier le reçut avec une cordialité parfaite : il lui témoigna la plus vive amitié pour sa personne et les plus grands égards pour son frère, et il lui exprima ses vœux les plus ardents, pour que rien ne fût changé dans l’administration anglaise. Il nia formellement que la France voulût intervenir dans les questions du gouvernement de la Grande-Bretagne, et il protesta qu’elle était résolue à rester fidèle à tous ses engagements. Cette conversation, pleine d’une affectueuse intimité, dura jusqu’à minuit et Walpole revint à Paris, dans l’intention d’expédier immédiatement un courrier à Londres; mais à peine étaitil arrivé, qu’il reçut la lettre suivante du cardinal :

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