INTRIGUES DE L’EMPIRE ET DE L’ESPAGNE
du concours de la France et ne se lassait point d’éluder l’exécution des préliminaires de paix, en refusant de lever le siège de Gibraltar et de rendre à l’Angleterre le 'prince Frédéric ^ Charles avec sa politique astucieuse appuyait sous main l’Espagne, bien qu’il affectât en même temps de travailler de tout son pouvoir à la conclusion définitive |de la paix : mais pour faire réussir toutes ces manœuvres, il fallait avant tout que la France se séparât de l’Angleterre, et rien ne fut épargné pour obtenir ce point important. Le cardinal se vit littéralement assiégé par des cabales de toute espèce et sa fermeté fut battue en brèche par une foule d’influences étrangères, qui trouvaient de l’appui même parmi les Français ; cependant il sut se défendre contre toutes les tentatives et soutenir de la manière la plus péremptoire les prétentions de l’Angleterre, sans se laisser jamais ébranler ni par les offres spécieuses ni par les menaces
Pendant toutes ces agitations au dehors et au