‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 236 sur 271 · LOYAUTÉ DU CARDINAL · texte numérisé non relu

LOYAUTÉ DU CARDINAL

niers que la France, pour prix de l’abandon de Gibraltar, se déciderait à trahir votre ministère. Elle voudrait ainsi, à force de manœuvres et d’intrigues, amener les uns et les autres à embrouiller tellement les affaires, que l’ambition de lord Bolingbroke pût y pêcher en eau trouble ; car il n’y a rien de si noir ni de si bas que ce couple intéressant ne soit disposé à mettre en œuvre, bien que Sa Seigneurie soit le plus grand poltron qu’on ait jamais vu.

tt Tant que vivra le cardinal, je les défie eux et toutes leurs machinations : quant à Gibraltar, vous pouvez être sûr de trouver Son Éminence, avec son calme habituel, aussi prêt à appuyer l’Angleterre qu’il l’a été dans l’affaire du -prince Frédéric. Je suis certain qu’il considère les intérêts de son maître comme reposant complètement sur une stricte fidélité envers ses alliés, et que Sa Majesté George II, en montant sur le trône dans des circonstances aussi favorables, peut, s’il conserve la même politique et le même ministère, rendre plus étroite que jamais l’union entre les deux couronnes ; il faut

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