SIG.NATU ES PRÉLIMINAIRES. U
déjà puissamment contribué à calmer les esprits, lorsque le roi Philippe V, qui était tombé malade sur ces entrefaites, arriva à un état tellement grave, que la reine, en proie aux plus vives alarmes, n’hésita plus, en mars 1728, à laisser signer les préliminaires de paix au Pardo, près de Madrid, par les ministres d’Espagne, de France, d’Angleterre et de Hollande. Par cet acte, la plupart des difficultés étaient écartées, et des ordres furent donnés en conséquence pour la levée du blocus de Gibraltar. Le roi se rétablit bientôt, mais les plénipotentiaires des puissances intéressées n’en reçurent pas moins l’ordre de se réunir en congrès à Soissons, pour mettre’ la dernière main à la paix générale.
Le 18 mai, Walpole présenta au roi Louis XV MM. Stanhope, depuis lord Harrington, et Stephen Poyntz, les deux plénipotentiaires désignés pour représenter avec lui la Grande-Bretagne à Soissons. Cette ville avait été choisie au lieu d’Aix-la-Chapelle, sur la demande du cardinal de Fleury, qui voulait assister en personne à cette réunion diplomatique, sans être obligé à