CONGRÈS DE SOISSONS
un voyage, qui l’aurait tenu trop longtemps éloigné de Versailles. L’ouverture du congrès eut lieu le 14 juin; le cardinal, le marquis de Fénelon et le comte de Brancas-Céreste, plénipotentiaires de France, reçurent à la porte de la salle de l’Hôtel-de-Ville ceux des autres puissances ‘ et, sans autre cérémonie, ils allèrent s’asseoir sur les fauteuils qui leur étaient destinés, autour d’une table tellement ronde, qu’il n’y avait ni haut ni bas bout. La séance commença par une harangue du comte de Sinzindorff à laquelle le cardinal répondit, et les ministres exhibèrent leurs pleins pouvoirs®.
Il serait trop long de rapporter en détail toutes les intrigues et les artifices sans nombre qui, furent mis en jeu pendant ce congrès, et spécialement les manœuvres tentées par le comte de Sinzindorff®, sur le caractère souple et conciliant
1. Les plénipotentiaires de l’empereur étaient les comtes de Sinziadorff, dtî^Windischgraëlz et de Penterieder; ce dernier étant mort peu après son arrivée, fut remplacé par le baron de Fonseca. L’Espagne y avait envoyé le duc de Bournonville, le marquis de Santa-Cruz et M. de Barnachea.