T3Î WALPOLE OBTIENT DE FLEURY
de possession de Gibraltar et de Port-Mahon. H& représentèrent donc au cardinal qu’il leur était impossible d’accepter un plan aussi incomplet et aussi défectueux dans toutes ses parties ; l’Angleterre ayant été entraînée à la guerre par la siège de Gibraltar, tous les traités existant jusqu’alors s’étaient trouvés rompus de fait entre les deux royaumes ; la réconciliation et la paix, absolue ne pouvaient donc se fonder que sur le renouvellement spécifié des anciens traités avec des garanties aussi larges que par le passé. Son Éminence montra alors autant de trouble que d’embarras, tout en protestant de la manière la plus formelle que les plénipotentiaires britanniques pourraient toujours compter, lorsqu’il s’agirait de débattre leurs prétentions légitimes, sur la vigueur et la loyauté que la France avait montrées dans le reste des négociations. Trop bien renseignés sur les artificieux desseins de M. de Chauvelin, qui tenait à laisser en suspens les droits de l’Angleterre, pour qu’ils restassent ainsi entre les mains de la France, connaissant également tout son pouvoir sur le-