PLAINTES DES MINISTRES ANGLAIS
ouverte avec l’Empereur. Comme la cour d’Espagne donne généralement à ses transactions un caractère de soudaineté et de violence, elle se déclara aussitôt disposée à s’entendre avec l’Angleterre et la France.
Le plan d’un traité dans ce sens fut élaboré par M. Patino, premier ministre d’Espagne, et transmis à M. de Chauvelin, qu’on soupçonnait déjà d’être en correspondance directe avec la cour deMadridàl’insudu cardinal. Chauvelin s’enempara aussitôt-, pour le présenter à Son Éminence sous un jour si favorable et comme un si bon moyen pour rétablir une paix absolue et durable avec l’Espagne, que le cardinal se montra charmé de cette solution en se flattant qu’il en serait de même des plénipotentiares anglais, MM. Stanhope, Poyntz et Walpole. Mais ceux-ci, après avoir examiné de près ce projet de traité, reconnurent que les articles en étaient conçus en termes vagues et embrouillés, en ce qui touchait aux intérêts de l’Angleterre et laissaient à régler devant les autres puissances les anciens privilèges de son commerce avec l’Espagne et le droit