‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 254 sur 271 · NAISSANCE DU DAUPHIN · texte numérisé non relu

NAISSANCE DU DAUPHIN

royale de France, elle fermait la porte à toutes les ambitions, que surexcitait depuis si longtemps la perspective d’une succession éventuelle à la couronne, et Philippe V y vit enfin le coup mortel porté à ses dernières espérances. Nul doute que la naissance du Dauphin n’ait puissamment contribué à la conclusion du traité de Séville : elle assurait du reste le repos de l’Europe. La joie des nations étrangères fut aussi sincère qu’elle fut vive et presque immodérée chez les Français. Les États de Hollande firent présent d’une médaille d’or de cent ducats au courrier que M. Vanhoey, leur ambassadeur, envoya à La Haye, pour porter cette nouvelle*, et lorsque le roi Louis XV vint à Paris pour assister au Te Deum et au souper à l’Hôtel-de- Ville, le peuple l’accueillit avec des témoignages d’affection et d’enthousiasme, peut-être sans exemple jusque-là.

Par le traité de Séville, Fleury avait atteint le but qu’il s’était proposé depuis si longtemps et qu’il n’avait jamais perdu de vue une seule

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