‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 257 sur 271 · DÉGOÛT QU’EN ÉPROUVE WALPOLE · texte numérisé non relu

DÉGOÛT QU’EN ÉPROUVE WALPOLE

J’aurais désiré pouvoir rae mettre en conOance avec M. de Ghauvelin, mais c’est un homme sans vues et sans principes arrêtés, dont toute la politique n’est que petites chicanes d’avocat, au point que, même dans ses rapports avec ses amis, il semble toujours qu’il s’agisse pour lui d’un procès à débattre : il est donc impossible de se lier avec lui. Il se montre souvent d’une complaisance servile, mais ce n’est là qu’une feinte pour amuser les gens : ma seule intimité possible avec lui ne dépasse donc pas les limites de la plus extrême civilité et de la plus stricte convenance. Je dois vous avouer que je regarde lord Waldegrave comme le meilleur ministre qu’on puisse envoyer ici pour me remplacer ; outre qu’il est fort intelligent, ses manières, souples et inofFensives, seraient la meilleure défense à opposer aux artifices de M. de Chauvelin. Lord Waldegrave, assez prudent pour ne rien prendre sur lui sans ordres, aura en même temps la patience et le sang-froid nécessaires pour parer les coups perfides de son adversaire, sans jamais rompre avec lui.

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