‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 30 sur 271 · ÉTAT DE LA COUR DE FRANCE · texte numérisé non relu

ÉTAT DE LA COUR DE FRANCE

gers et en général de ceux qui entendent le mieux les affaires de ce pays, j’ai su que le duc d’0rléans a toujours porté depuis son enfance la plus vive affection au comte de Nocé*. Cette amitié si tendre n’a nullement souffert de l’obligation où s’est vu le Régent de l’éloigner momentanément de la cour, sous le ministère du cardinal Dubois : à son retour, le comte de Nocé a retrouvé dans le cœur de Son Altesse toute la faveur dont il avait joui jusque-là. Il est du reste parfaitement convaincu que Schaub a été l’instrument du cardinal pour obtenir son exil, et il lui en a conservé une rancune profonde, qu’il laisse voir, quand il le rencontre, en le traitant avec un souverain mépris. Nocé, qui est un bel esprit entièrement adonné à ses plaisirs, n’est pas d’humeur à s’occuper du gouvernement, et je ne présume point qu’aujourd’hui il soit plus disposé qu’avant à se mêler des questions qui concernent l’Angleterre. R n’en est pas moins certain que le duc d’Orléans ne lui

1. Le comte de Nocé était le fils de M. de Fontenay, sous gouverneur du duc d’Orléans.

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