ÉTAT DE LA COUR DE FRANCE
de la cour de France à cette époque. On y voit déjà percer le dépit secret que causait à Walpole sa position ambiguë vis-à-vis de sir Luke Schaub :
« Mylord,
({ En conséquence des ordres de Sa Majesté, transmis à mon frère par la lettre de Votre Seigneurie du 27 septembre, je suis arrivé ici le 19 octobre. Tout inféricurque je me reconnaisse à la tâche qui m’est confiée, étant complètement étranger à cette cour, très-faible sur la langue et sur les usages de la conversation française, aucune considération personnelle n’entrera jamais pour moi en balance avec les ordres de Sa Majesté. J’ai donc fait tous mes efforts pour me conformer aux instructions de Votre Seigneurie, et j’ose dire que je n’ai laissé soupçonner ni à sir Luke Schaub, ni à aucun autre, que j’eusse une commission spéciale de Sa Majesté. On croit que je ne suis passé par ici qu’en me rendant à Hanovre, de moi-même et par pure curiosité.
«D’après les données les plus certaines que j’ai pu recueillir de la bouche des ministres étran-