AVERSION DE M. DE NOCE POUR SIR L. SCHAUB
faires : il m’a dit qu’à la mort du cardinal il avait agi près du Régent pour le faire rappeler, et qu’il serait bien aise que le comte de Nocé pût savoir qu’il lui devait pour cela quelque obligation. Néanmoins, inforniations prises, il est certain qu’un courrier avait été expédié deux jours avant que Schaub ne s’en doutât*; de plus, M. Tronchin*, qui est en bons rapports avec Nocé et qui est souvent son compagnon de plaisirs, a voulu lui tâter légèrement le pouls sur la possibilité d’un rapprochement avec Schaub, mais le comte n’a pas eu même la patience de l’écouter. II y a quelques jours, ce môme M. Tronchin lui a proposé une partie avec quelques dames, et m’ayant désigné pour en être, M. de Nocé y a consenti, en ajoutant aussitôt ; « Mais point de ce babillard^ point de Schaub » J’ai profité de cette occasion pour lui faire mon compliment sur sa rentrée à
1. Une heure et un quart après la mort du cardinal, le duc d'Orléans a envoyé un courrier à M. de Nocé, qui l’a trouvé à Senlis. Il est revenu sur-le-champ. Le prince l’a très-bien reçu, a dit qu’il fallait oublier le passé et qu’il lui accorderait tout ce qu'il lui demanderait. (Mathieu Marais, Journal, l. III, p. 9.)