‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 36 sur 271 · PORTRAIT DE M. DE NOCÉ · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE M. DE NOCÉ

la cour, et je lâcherai, sans affectation, de faire plus ample connaissance avec lui. C’est un original {humourist) de beaucoup d’esprit, satirique, mordant, aimant la contradiction, mais sachant vous arrêter court par une repartie pleine de malice, quand vous le serrez d’un peu trop près. Comme il a la parole franche et hardie, avec beaucoup de bon sens et une teinte de vanité, je ne doute pas qu’il ne se fasse un mérite de ne pas convoiter un ministère et de ne pas exploiter davantage à son proflt la faveur du duc d’Orléans. Cela flatte son amour-propre et donne plus de poids à ce qu’il dit, en le posant comme tin homme désintéressé, qui ne cherche en toute chose que le bien de son maître*.

1. Le portrait du comte de Nocé, par Saint-Simon, repsend)le dans tontes ses lignes principales à celui que nous trouvons ici, et prouve que Walpole n’était [las un obsenateur superliciel. I.a duchesse d’Orléans, qui n’aimait Ruère les amis de son (ils, donne eu passant à Nocé un de ces coups de boutoir si fréquents dans sa correspondance : « Mon fds est insupportable de se promener la nuit avec le méchant et impertinent Nocé. Je bais Nocé comme le diable. Lui et Broglie risquent tout, parce que cela leur donne l’occasion de tirer beaucoup d’argent de mon fils Le père de Nocé a été son sous-gouverneur. Dès son en-

fance, mon fils s’est habitué à ce méchant diable et l’a sincèrc-

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