MORT DU DUC D’ORLÉANS
En entrant dans le cabinet, elle remarqua qu’il était souffrant; il se mit à causer avec elle de la demande de son amie, et, au moment où il lui promettait d’y faire droit, il tomba dans une sorte de léthargie, d’où il sortit bientôt en s’excusant de sa distraction; mais il retomba un moment après dans le même état, et la .duchesse, remarquant sa respiration difficile,^ le changement subit de sa physionomie et la contraction de ses yeux et de sa bouche, se précipita hors du cabinet en appelant du secours» Après avoir parcouru en vain plusieurs appartements, elle revint sur ses pas et trouva le cabinet plein de monde : le prince était étendu par terre, la tête appuyée sur l’angle de son fauteuil. Il respirait encore, mais toutes les tentatives pour le rappeler à la vie furent inutiles et il expira peu d’heures après, dans la cinquantième année de son âge. Cette mort soudaine et les incertitudes sur l’administration qui allait succéder à celle du duc d’Orléans, causèrent à la cour et dans le reste du pays une consternation générale. Le jeune roi donna en cette circonstance