MORT DU DUC D’ORLÉANS
Le 2 décembre, après un dîner copieux, il avait expédié un grand nombre d’affaires, jusqu’à ce que, fatigué cle cet effort et de l’importunité de ses nombreux visiteurs, il se retirât dans son cabinet pour se reposer, en attendantl ’heure où il devait se rendre chez le roi. Parmi les personnes auxquelles on refusa la porte, se trouvait la duchesse dePhalaris^, sa favorite du moment, qui venait lui présenter une requête en faveur de la duchesse de La Meilleraie. Le prince, ayant demandé quelque temps après à son valet de chambre les noms de ceux qui s’étaient présentés pour .le voir, envoya chercher madame de Phalaris , qui s’était retirée dans l’appartement de la duchesse de Rohan. « Elle ne me fatiguera pas, dit-il , et elle a peut-être une affaire importante à me communiquer. »
lait dire. 11 me donna ses ordres et je m’entretin.s une demi-heure avec lui, puis il me souhaita bon voyage. Le lendemain, à pareille heure, il n’existait plus. « (l)’Argenson, Mémoires.)
1. Mademoiselle de Raucourt, femme <le Gorges d’Entrapiie, fils d’un fameux partisan, que le pape avait fait duc de Phalaris ou Falari. Elle avait de la beauté et de l’esprit : abandoimée par son mari, que ses dettes et ses friponneries forcèrent à se réfugier en Espagne, elle devint la maltresse du Régent.