‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 60 sur 271 · ET LE DL-C D’ORLÉANS · texte numérisé non relu

ET LE DL-C D’ORLÉANS

ment les siens. Le duc d’Orléans, en vertu de •ces droits, savait fort habilement garder les •avenues du trône, tenir tout le monde en respect et à distance du roi, à qui il avait su se rendre dans ces derniers temps plus agréable que personne Le duc de Bourbon , je le crains, outre cette infériorité de droits, manque 4es talents nécessaires pour arriver à la môme situation, et il doit s’attendre à ce que d’autres que lui puissent approcher de Sa Majesté et l’influencer en certaines circonstances. Le Régent, par son génie et sa longue expérience des affaires, avait pu triompher des cabales et des partis opposés à ses droits de succession, et établir son pouvoir sur une base assez large et assez forte pour que la tranquillité de l’Europe, aussi bien que le repos et l’intérêt de la France, ne dépendissent plus que de lui. Ses anciens

1. Le duc d’Orléans, vers la lin de ses jeurs et depuis la majorité du roi, avait pris Lo'iiis XV dans une véritable affection, même aux dépens de sou propre fils, le duc de Chartres.

« Il portait le portefeuille chez le roi tous les soirs, sur les cinq •heures. Le roi prenait goût à ses conversations et attendait avec impatience l’heure de ce travail. » (U'.Argcnsoii, Mémoire-u)

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