WALPOLE A UNE CONFÉRENCE AVEC LUI
ses amis particuliers. Cependant, me trouvant lundi matin avec M. Crawfurd à Versailles, où nous avions été invités à dîner par le maréchal de Villars, l’abbé Alary nous avertit que M. de Fréjus était chez lui, et nous allâmes le demander à sa porte. Dès que nous fûmes entrés, il renvoya tous les assistants et dit qu’il n’y était plus pour personne. Après l’échange des premiers compliments, il s’est exprimé, avec tout le respect dû au roi notre maître, sur son gouvernement et sur l’heureux état de ses affaires, et nous avons pu ensuite ramener la conversation sur celles de ce pays-ci. Fleury nous a affirmé alors, de la façon la plus nette et la plus franche, que Sa Majesté très-chrétienne et son conseil étaient fermement résolus à persévérer dans la ligne politique qui, grâce à la bonne intelligence avec le roi notre maître, dans les questions extérieures, avait permis au duc d’Orléans de les amener si près d’une heureuse issue. Il nous a déclaré, sur sa parole et sur sa foi d’évôquc, qu’il n^existait pas dans le gouvernement la moindre hésitation, ni l’ombre d’une