‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 71 sur 271 · COMMENCEMENT · texte numérisé non relu

COMMENCEMENT

lui disions, mais qu’il ne pouvait s’empêcher de nous représenter qu’il existait en Angleterre un parti très-affectionné à l’Empereur. Nous lui avons répliqué qu’en effet nous avions été longtemps les amis de l’Empereur, pour le bien de notre pays et pour maintenir l’équilibre des puissances européennes, et que nous désirions encore conserver de bonnes relations avec lui, mais que ce désir n’allait pas jusqu’à nous jeter dans la guerre de gaieté de cœur; que les mêmes motifs nous faisaient souhaiter maintenant de vivre en toute confiance avec la France, et que d’ailleurs. Sa Majesté n’ayant ni prétentions, ni différend? à démêler avec aucun autre souverain,

elle n ^ vait plus à s’occuper que de la paix de ses peuples et de la tranquillité du reste de l’Europe.

« En somme, d’après le caractère de M. de Fréjus et le sens de sa conversation avec nous, je ne pense pas que nous puissions avoir aucune raison de suspecter sa sincérité, pas plus que celle de M, le Duc et de M. de Morville, sur la marche qu’on veut suivre ici, au moins dans les

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