‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 73 sur 271 · L’ANCIEN MINISTÈRE EST CONSERVÉ · texte numérisé non relu

L’ANCIEN MINISTÈRE EST CONSERVÉ

désirer qu’une réconciliation entre ces deux princes, dans leur propre intérêt et dans celui de l’Europe entière; mais je me flatte que le vieux Fréjus a si bien pris possession de l’oreille et de l’esprit du roi, qu’il saura désormais le fixer au système actuel et le prémunir contre toute insinuation contraire. »

Morville, Arraenonville , La Yrillière, Breteuil et Dodun, les principaux membres du cabinet sous Dubois et le duc d’Orléans, avaient été conservés ; M. le Duc, ou plutôt madame de Prie, avait trouvé en eux des hommes médiocres et sans importance politique sérieuse, tout disposés à devenir les instruments dociles de ses moindres caprices. Ils n’étaient d’ailleurs ministres que de nom : les affaires étaient réellement dirigées par les frères Pâris », dont le

1. Ces PAris sont gens de fortune, très-habiles. Ils sont d'un petit bourg nommé Moirans, entre Lyon et Grenoble, et fils d’un cabaretier. L’un d’eux, qui a été muletier, s’appelle Paris la Montagne; il a pris ce nom en sortant de chez son père, de l’enseigne de leur cabaret; un autre s’appelle du Verney. Ces quatre frères sont fort riches : on leur croif en pays étrangers plus de 30 millions. Il y en a un, Paris de Montmartel, qui a épousé sa nièce, pour empêcher qu'aucun étranger ne mit le nez dans leurs

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