‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 74 sur 271 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Situation intolérable de Walpolo vis-à-vis de sir Luke Schaub. — Mariage du comte de Saint-Florentin. — La question du duché de la Vrillière est abandonnée. — Disgrâce de lord Carteret, qui est remplacé par le duc de Newcastle. — Rappel de Schaub. — AValpole est nommé ambassadeur. — Il empêche le retour aux affaires du marquis de Torcy. — Intrigues ambitieuses de Philippe V. — Ambassade à Madrid du maréchal de Tessé. — Entente cordiale entre Walpole et M. de Fréjus. — Abdication de Philippe V. — Mort du roi Louis. — Philippe remonte sur le trône. — Renvoi de l’infante Marie-Anne-Victoire. — M. le Duc tente de marier Louis XV avec sa sœur d’abord, puis avec une princesse d'Angleterre. — Refus du roi George. — Justes motifs de ce refus. — On choisit enOn Marie Leezinska. — Fleury, d’après le conseil de Walpole, accepte la place de grand aumônier de la reine.

La sagacité avec laquelle Walpole avait jugé les principaux membres du gouvernement français, et l’adresse qu’il avait montrée en gagnant la confiance du duc de Bourbon et l’a-

initié de M. de Fréjus, avaient donné au roi George la meilleure opinion de son mérite comme négociateur. Les deux beaux-frères ministres regardaient de plus en plus la prolongation de son séjour à Paris comme nécessaire à la réussite de leurs plans pour renverser lord Carteret ; il semblait donc que Walpole fût devenu d’autant plus l’homme de la situation que des nuages menaçants s’amoncelaient du côté de l’Allemagne, et que ses talents éprouvés en diplomatie allaient devenir presque indispensables. Malheureusement, plus son crédit s’affermissait à la cour de France, plus il avait à souffrir de la rivalité et de la jalousie de sir Luke Schaub, dont la position était, il fout bien le dire, plus régulière que la sienne à Versailles, et à qui les dépêches arrivaient toujours de première main. Schaub les communiquait d’abord à M. de Morville, ainsi qu’aux autres ministres, et Walpole était ainsi le dernier à les connaître ; ils devaient y répondre ensuite tous deux collectivement, quitte à présenter les choses sous un jour tout différent, dans leurs correspon-

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