DE WALPOLE VIS-A-VIS DE SCHAUB
une expérience de cinq mois, m’oblige à faire savoir àYolre Seigneurie qu’il ne me sera pas possible de travailler, comme je le voudrais, pour les intérêts du roi, tant que je me trouverai associé ici avec sir Luke Schaub. Je n’ai contre lui aucun ressentiment personnel, car, malgré toutes les provocations que j’ai dû subir, j’ai évité soigneusement toute discussion qui aurait pu nuire au service de Sa Majesté; mais notre manière de voir et d’agir diffère tellement sur les personnes et sur les choses, que je ne puis avoir avec lui ni confiance ni intimité. Ajoutez à cela qu’il met un tel acharnement à me suivre et à m’espionner quand je vais à Versailles, qu’il m’est absolument impossible de cultiver ni même d’établir des rapports ou une correspondance avec les personnages influents de ce pays ^ et pourtant cela me deviendrait très-facile le jour où je serais entièrement libre et débarrassé de sir Luke Schaub. S’il possédait d’ailleurs pour les affaires des talents hors ligne, ou si, par son attitude comme ministre, il avait su se concilier l’estime et la considération de cette cour, je me