‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 87 sur 271 · RENVOI DE L’INFANTE · texte numérisé non relu

RENVOI DE L’INFANTE

l’âge du mariage, la succession éventuelle restait toujours ouverte à l’ambition du roi Philippe. Aussi, dès que le duc d’Orléans fut mort, la nation française espéra voir rompre ce projet d’union, qui ne donnait de sécurité ni à ellemême ni à l’Europe. Les maréchaux de Villars et d’Huxelles, ainsi que différents ministres, exprimèrent à Walpole les vœux qu’ils formaient pour que l’Infante fût renvoyée, et M. de Fréjus lui-même fut d’avis de retarder la cérémonie des fiançailles. M. le Duc se trouva fort embarrassé : son intérêt lui conseillait assurément de soutenir l’Infante, parce qu’en cas de mort du roi et du duc d’Orléans, tous deux célibataires et d’une faible santé, il était le plus proche héritier du trône ; mais la haine et les droits du duc d’Orléans ne lui laissaient pas un moment de repos ni de confiance dans l’avenir. 11 n’avait donc plus que deux alternatives ; appuyer les prétentions de Philippe et du fils de sa première femme » au trône de France, en as-

i. Marie-Louise-Gabrielle de Savoie, née en 1689, morte en ni4.

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