UNE PRINCESSE D’ANGLETERRE
glie*, ambassadeur de France, ayant insinué à lady Darlington que M. le Duc, décidé à renvoyer rinfante, se trouvait fort embarrassé sur le choix d’une autre reine : « Pourquoi donc, lui dit-elle, vous amusez-vous à perdre votre temps, et pourquoi ne demandez-vous pas immédiatement une de nos princesses? J’ai tout lieu de croire que votre proposition ne serait pas mal accueillie. » Cette conversation ne fut pas perdue : l’ambassadeur s’empressa d’en faire part à M, le Duc, qui, désirant se procurer l’appui de l’Angleterre contre le ressentiment certain du roi Philippe, mais craignant en môme temps les difficultés de rcligion,enjoignitàrambassadeur de demander à George P' une audience particulière. Là, conformément à ses instructions, le comte de
1. 25 janvier 1724. Le comte de Buy, autrement le comte de Broglie (car en France il n’y a plus de nom propre), a été nommé ambassadeur en Angleterre. M. le Duc, eu le présentant au roi pour le remercier, a dit : « Sire, M. de Buy vient remercier Votre Majesté de l’honneur que vous lui avez fait de le nommer a l’ambassade d’Angleterre ; il en est très-capable, et serait encore très-capable de commander vos armées, s'il eu était besoin. » M. le Duc n’a été désavoué de personne. (Mathieu Marais, Journal, t. III, p. 750.)