‹ Lord Walpole à la cour de FranceChapitre 97 sur 271 · ON CHOISIT ENFIN · texte numérisé non relu

ON CHOISIT ENFIN

l’Angleterre. Vous lui exposeriez tous les malheurs que pourrait entraîner son éloignement des affaires, s’il survenait un événement capable de compromettre la bonne intelligence entre les deux royaumes, à laquelle il a si puissamment contribué. »

La résolution de M. de Fréjus ne fut pas mise à l’épreuve ; son influence sur Louis XV était dès lors assez considérable pour repousser toutes les tentatives du duc de Bourbon au sujet de sa sœur. Le prélat sut agir avec autant de prudence que d’habileté, et tout en excluant mademoiselle deVermandois *,qui aurait donné trop d’importance à M. le Duc, il ne se mêla nullement du choix de la future reine, de peur que, si elle ne plaisait pas au jeune monarque, il ne se trouvât dans l’avenir exposé à des reproches de sa part.

Après de longues hésitations, le choix de M. le Duc et de madame de Prie s’arrêta, comme l’avait pensé M. de Fréjus, sur Marie Leczinska,

1. Saint-Simon ne parle pas de l’opposition de Fleury au mariage de cette princesse : il n’attribue l’échec de M. le Duc, dans cette entreprise, qu’aux intrigues de madame de Prie.

Page 1