‹ Lorely; souvenirs d'AllemagneChapitre 61 sur 93 · XIV. — DIÉGO , LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

XIV. — DIÉGO , LE CHEVALIER

diégo. Oui, va ramper plus loin, esclave doré! vat'en changer de couleur, caméléon.

le chevalier (arrêtant un valet qui porte un plateau). Un verre de punch! allons.

diégo. Oui! digérons toutes ces bassesses.

le chevalier. Un autre verre !

diégo. Quand je pense que ce breuvage de courtisan est trempé des pleurs des victimes!...

le chevalier. Tu le trouves trop faible, n'est-ce pas? Eh bien, tiens, voici une tranche d'ananas dans un verre de Tokay... apprécie un peu ce rafraîchissement.

diégo. Hélas!... la sueur des malheureux noirs a arrosé ce fruit délicat!... Si nous allions jouer , Paulus, maintenaut que je suis présenté.

le chevalier. Revenons au punch!... hein?

DIEGO. Oui ! qu'il ne leur en reste plus une goutte! Mais tu ne bois pas, toi?...

le chevalier (marchant de travers). Moi?... je suis gris ! ma parole... je n'y vois plus; je ferai des folies.

diégo. Nous nous soutiendrons. Allons jouer, mon argent me brûle !

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