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SCÈNE XI.— Entrent LE DUC et LORENZO

La chambre de Lorenzo.

LE DUC. — Je suis transi, — il fait vraiment froid’. (II ôte son épée.) Eh bien! mignon, qu'est-ce que tu fais donc?

LORENZO. — Je roule votre baudrier autour de votre épée; et je la mets sous votre chevet. Il est bon d’avoir toujours une arme sous la main. (17 entortille le baudrier de manière à empêcher l'épée de sortir du fourreau.)

LE DUC. — À propos, pourquoi donc as-tu fait demander des chevaux de poste à l’évêque de Marzi ?

LORENZO. — Pour aller voir mon frère, qui est très malade, à ce qu’il m’écrit.

LE DUC. — Va donc chercher ta tante.

LORENZO. — Dans un instant. (J/ sort.)

LE DUC, seul. — Faire la cour à une femme qui vous répond oui lorsqu'on lui demande oui ou non, cela m’a toujours paru très sot et tout à fait digne d’un Français. Aujourd’hui surtout que j’ai soupé comme trois moines, je serais incapable de dire seulement : « Mon cœur, » ou : « Mes chères entrailles, » à l’infante d’Espagneï. (J7 se couche. — Lorenzo rentre l’épée à la main.)

LORENZO. — Dormez-vous, seigneur ? (11 le frappe) LE DUC. — C’est toi, Renzo?

1. Hommes. Les romantiques ont souvent repris le thème de la fatalité, renouvelé des anciens;

2. Froid. Le 6 janvier: 3.Cf. p.80, note 2. La très j jeune fille de Charles Quint, qu "Alexandre

avait épousée par ambition malgré son âge. Soit par jeu, soit par respect pour sa naissance, il la traitait avec beaucoup d'égards.

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