‹ LorenzaccioChapitre 77 sur 95 · SCÈNE III. — Entrent DEUX GENTILSHOMMES · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — Entrent DEUX GENTILSHOMMES

Florence. — Une rue.

PREMIER GENTILHOMME. — N'est-ce pas le marquis de Cibo qui passe là? il me semble qu’il donne le bras à sa femme. (Le marquis et la marquise passent.)

DEUXIÈME GENTILHOMME. — Il paraît que ce bon marquis n’est pas d’une nature vindicative. Qui ne sait pas à Florence que sa femme a été la maîtresse du feu duc?

PREMIER GENTILHOMME. — Ils paraissent bien raccommodés. J’ai cru les voir se serrer la main.

DEUXIÈME GENTILHOMME. — La perle des maris, en vérité! Avaler ainsi une couleuvre aussi longue que l’Arno, cela s’appelle avoir l’estomac bon.

PREMIER GENTILHOMME. — Je sais que cela fait parler, — cependant je ne te conseillerais pas d’aller lui en parler à lui-même; il est de la première force à toutes les armes, et. les faiseurs de calembours! craignent l’odeur de son jardin.

DEUXIÈME GENTILHOMME. — Si c’est un original, il ny a rien à dire. (J/s sortent.)

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