JUGEMENTS
Dans les tentatives plus fortes qu’il a faites, comme André del Sarto ou Lorenzacco, M. de Musset a moins réussi que dans ses courtes et spirituelles esquisses. mais, jusque dans ses ouvrages de moindre réussite, on pouvait admirer la sève, bien des jets d’une superbe vigueur, de riches promesses.
Sainte-Beuve, Portraits hitéraires (t. II) [1844].
Navrante histoire d’une âme toute de désirs, morte d’avoir pris pour vertu le songe de son orgueil et de s’être aimée uniquement elle-même, quand elle croyait aimer le devoir théâtral et fastueux que son caprice avait inventé. Je ne pense pas exagérer en disant que le personnage de Lorenzaccio est aussi riche de signification qu’un Faust ou qu’un Hamlet, et que, comme eux, il figure dans une fable particulière l’homme, l’éternel inquiet et l’éternel déçu, sous un de ses plus larges aspects. Et ce personnage est une créature vivante, il est de chair, de sang, de nerfs et de bile.
J. Lemaitre, Impressions de théâtre (t. X) [1898].
L'intérêt s’éparpille bien encore un peu, des disparates et des longueurs se montrent çà et là et, fût-il matériellement jouable, le drame lasserait l’attention d’un spectateur. Prenons-le pour ce qu'il est, c’est-à-dire pour une étude destinée à la lecture, songeons que l’auteur n’a que vingt-trois ans, qu’il n’a guère eu le temps de s’exercer au théâtre, qu’il écrit la pièce en quelques mois, et nous admirerons sans réserve un génie capable d’une telle force d’analyse et d’une pareille puissance d’évocation. Lorenzaccio est, sans contredit, le plus étonnant de nos drames historiques.
Lafoscade, Le Théâtre d'Alfred de Musset (1901).
La fantaisie du dessin, la place faite à l’analyse psychologique, enfin le côté lyrique de l’inspiration apparente le drame de 1834 à ceux du « Spectacle ». Pourtant il appartient à une autre famille théâtrale. Par ses proportions d’abord... ensuite par l’esprit qui lPanime; n'est-il pas le seul qui observe un respect scrupuleux de la vérité passée ?.… Pièce historique à tendances démocratiques, pièce grave et philosophique à la fois, c’est bien là ce que Victor Hugo appelle le drame romantique, avec la rime en moins et le souci psychologique en plus. P. Gastinel,
Le Romantisme d’Alfred de Musset (1933).
116 — LORENZACCIO LV ATEN de à QUESTIONS SUR LE PREMIER ACTE
SCÈNE PREMIÈRE. — Quelle est la raison d’être de ce décor? — Dans quelle mesure la scène est-elle une exposition ?
SCÈNE II, — Quel est le rôle dans la pièce des personnages populaires ?
— Ces personnages sont-ils vraisemblables, sont-ils bien choisis ri ‘1e
— Dans quelle mesure ces personnages sont-ils symboliques?
— Étudier la couleur locale de la scène.
— Les images et les métaphores dans la scène. Lit ES
— Etudier la mise en scène. |
ScÈNE III. — Le caractère du cardinal Gibo. 3e — Comparer le caractère de la marquise avec celui de Bars ee. dans la pièce de Musset qui porte ce nom.
ScÈNE IV. — Étudier la composition de la scène. De: — Comment Musset s’y est-il pris pour que nous ne nous trompions pas sur la feinte lâcheté de Lorenzaccio ? a — Le personnage du duc, que pensez-vous de son intl << de sa grossièreté, de ses sentiments à l’égard de Lorenzaccio ? — Comment la scène contribue-t-elle à nous mettre dans l’atmosphère voulue ?
SCÈNE V. — Pourquoi Musset a-t-il rapproché les 4e scènes? — La suite des idées. Y a-t-il un ordre sous le désordre apparent? | — Les allusions contemporaines dans la scène. MR ScÈNE VI. — Étudier la description du début, sa valeur poétique
et dramatique. 2 ES — La confession lyrique de Musset (cf. notes). SRE
M di PET NN ET