Toute cette scène est supprimée par Larivey
fasché. je n’en sçay rien : je vas toujours luy demander la chemise pour la bonne nouvelle. Oh ! mais il est d’une nonnain ! eh bien, quo> ? Je pense qu elles me parlent ainsi par envye, et c’est une rumeur, un bourdonnement par ce couvent, qu’on diroyt un jetton d’abeilles ; mais qu'atten-je que je ne le vas dire à Erminio? oh, voicv Marc Antoine. Je ne sçay si je luy doibs dyre.
Marc. — C’est dame Pasque, il me semble.
Dame Pasque. — Mais elles m ont dict de ne le dire à personne, qu’à Erminio.
Marc:. — Dame Pasque ! hé !
Dame Pasque. — Que faire? il le sçaura tousjours.
Marc. — Estes-vous sourde?
Dame Pasque. — Oh ! je vous le dyray plus tard.
Marc. — Que me dyras-tu?
Dame Pasque. — Qu’Erminio...
Marc. — Qu’a-t-il faict, Erminio?
Dame Pasque. — Un petit enfani...
Marc. — Et avec cjui?
Dame Pasque. — Avec sa nonnain.
Marc. — A la malheure cjue Dieu luy envoyé! voylà belle affaire.
Dame Pasque. — Monsieur, pardonnez-moy, elles m’avoient deffendu vous le dyre.
Marc. — Que sçays-tu si elle est accouchée?
Dame Pasque. — Je viens de là tout-à-1’ heure, j’ay vu l’enfant, et elle aussi, qui l’a faict. A raison de quoy tout le monastère est sens dessus dessoubs ; mais parla croixque voylà, Monsieur, vous ne vistes jamais un plus beau petit garsonnet.
Marc. — C’est donc vray ; o Marc Antoine, tes conseils sont venus trop tard, j’ay sçeu premièrement
qu’elle avoit faict l’enfant, devant que la sçavoir grosse. — Allons, au logis, vieille babillarde, et garde d’en sonner mot à personne.
Dame Pasque. — Oh ! pas même à ErminioP
Marc. — A luy moins qu’à pas un.
Dame Pasque. — Si faut-il qu’il pourvoye d’une nourrisse et du reste.
Marc. — J’y pourvoiray, et à tout ce qu’il faut.
Dame Pasque. — S’il me void, encore faudra-t-il que je luy dise quelque chose.
Marc. — Ne te monstre pas.
Dame Pasque. — Vous verrez que je ne pourray lui demander la bonne main.
Marc. — Oh Erminio, tu me devois pourtant dire qu’elle estoit grosse, sans te vitupérer et ce monastère I Or sus, aux remèdes I J’eusse esté trop heureux, si cecy ne me fust advenu ; mais quoy, la jeunesse faict tousjours quelques désordres. Je vay aller là-bas, à l’église, parler à la Prieure, pour particulièrement sçavoir que c’en est, affin d’y remédier au mieux qu’il me sera possible.