‹ L’Ostéosynthèse Dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 11 sur 71 · TO GE · texte numérisé non relu

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Nous n'avons retrouvé que deux cas de fractures ouvertes et de cause directe.

Les. lésions sont importantes à bien connaître.

Le fragment osseux fracturé peut ne comprendre que la tubérosité elle-même, que l'insertion seule du ligament rotulien n’être qu’un arrachement de la pointe. Au contraire, il peut entraîner avec lui une portion de la tête tibiale ou davantage encore, et intéresser une partie dela surface articulaire cartilagineuse.

Le fragment peut être unique, ou fissuré, ou éclaté en plusieurs morceaux. adhérents au ligament. rotulien.

Quand il est unique, ses di-

mensions, varient entre. 6 et Fic. 4 — Schéma de fracture de

la tubérosité antérieure; du: tibià 2, centimètres ; son. épaisseur (d’après FORGUE). :

n’est jamais inférieure à.1 centimètre— de taille à supporter la pose d’un elou. | La tubérosité détachée peut: rester en, place, maintenue soit à sa base, soit sur les cotés par: les adhérences: périostiques et le surtout fibreux, portion inférieure de la couverture aponévrotique du genou. Il se passe alors exactementla même chose que dans les fractures de la rotule sans déchirure des ailerons. Le: plus souvent, le fragment: bascule ou remonte. S'il: bascule autour de sa base, celle-ci vient se coincer entre plateau tibial. et poulie. fémorale où elle peut secondairement se refracturer et la pointe vient faire saillie sous la peau.

Ra far

S'il remonte, la rotule à son tour ascensionne (en moyenne des centimètres, une fois de 10 centimètres), (ce qui implique une large rupture caspsulo-synoviale).

Les lésions avoisinantes consistent en suftusions sanguines : parfois véritables épanchements, et de facon inconstante en une hémarthrose.

Quant aux déchirures du tissu aponévrotique: voisin, ‘elles sont plus ou moins étendues selon les cas.

Ces arrachements de la tubérosité antérieure du tibia se produisant entre douze et trente ans, il faut noter qu’une bonne partie d’entre eux ne sont que de véritables décollements

apophysaires. Mais l’anatomie pathologique reste la même.

FRACTURES CONDYLIENNES DU TIBIA

Uni —ou bicondyliennes, elles ‘ont fait, ces dernières années, l’objet de travaux nombreux. | C’est qu'auparavant elles étaient prises pour des entorses graves du genou se traduisant par un minimum de symptômes immédiats, mais laissant derrière elles et à longue échéance des troubles fonctionnels remarquables.

Ces lésions sont de celles qui ont dû leur notoriété à la radiographie. Celle-ci à en effet révélé leur fréquence totalement méconnue, en même temps que leur morphologie ; elle a expli-

qué de même leurs séquelles graves et souvent définitives.

LES FRACTURES UNICONDYLIENNES. — En dehors des fissures incomplètes et des fractures par écrasement: signalées au niveau des condyles fémoraux et que l’on retrouve ici.dans

le tissu spongie#x du tibia, lésions qui ne nous intéressent

LA

.Fi1G. 5. — Architecture

De” Se

momentanément pas, on reconnaît parmi les fractures unicondyliennes, deux variétés. En effet l’architecture de l’épiphyse tibiale supérieure comprend deux systèmes de travées (fig. 5), les unes verticales, les autres obliques. Suivant que le trait de fracture suit une travée de l’un ou l’autre système, il s’agit de fractures dites

verticales ou obliques.

Variété verticale. Les plus rares, elles détachent seulement l'extrémité distale d’un des plateaux tibiaux, beaucoup

plus souvent l’externe. L'importance du

fragment est variable, parfois négligeable:

\rchit e ainsi que nous venons d’en observer un de l'extrémité supé-

rieure du Tibia.

ure € cas. Mais toujours, le trait de fracture (D'après POIRIER).

nait en haut sur la surface cartilagineuse,

du même côté qu’il aboutit en bas à la face latérale de l'os. Le chevauchement est la règle ; il se fait une bascule latérale du tibia, l’espace interarticulaire est plusouvert du côté sain que du côté lésé, l’épine du tibia se rapproche du condyle fémoral

du côté sain.

Dans la variété oblique au contraire, le trait de fracture peut ou $e rapprocher sensiblement de l'horizontale, ou descendre presque verticalement jusqu'au voisinage de la diaphyse; mais la règle est qu’il naisse sur le plateau tibial opposé au coté où il se termine ; le fragment détaché toujours cunéiforme (d’où le nom encore donné à ces fractures) comprend alors la

région articulaire des épines tibiales.

Quant au déplacement, souvent peu accentué (rarement

plus de 1 ou 2 centimètres), iln’en est pas moins extrêmement s

Su -

important à connaître et — nous le verrons — à corriger. IL

se fait la plupart du temps pour le condyle interne, en bas, en

| dedans eten arrière; pour le condyle externe, en haut, en dehors ‘et en arrière. Ainsi la tubérosité détachée peut, non seulement

SATA WAP : 4 :

S écarter du reste de l’os, mais elle déforme la surface articu-

FIG. 6. — Schéma de fractures unicondyliennes du Tibia. Arrachement du rebord du plateau. — Fracture à trait vertical. — Fracture à trait oblique.

laire qu’elle rehausse ou déprime. Elle détend ou arrache le ligament correspondant. Le condyle fémoral de même nom peut suivre ou ne pas suivre le déplacement. Mais dans la variété Æ oblique où la butée, le heurtoir des épines s’effondre (Dambrin) sé (33), le fémur entraîné par les ligaments croisés, glisse latéra- 2 lement et suit alors la destinée du fragment; le reste du tibia

LS

se luxe.

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