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\ physe, ce quiimplique forcément fracture ou luxation du péroné. Si la pénétration s’est faite suivant l’axe de la jamibe, il n’y à pas de grosse déformation, mais seulement un raccourcissement évidemment en proportion, et une rotation du segment inférieur en dehors. Si la pénétration se fait de biais, il existe, outre le raccourcissement, une déformation anguülaire plus ou moins prononcée, une déviation de l’axe Ge la jambe avec toutes ses graves conséquences. | Signalons enfin les fractures sous-périostées sans aucun
déplacement.
B) Obliques. — Le trait est oblique soit latéralement, soit | en bas et en arrière, soit en bas et en avant. C’est le cas de beaucoup le plus fréquent dans lequel la fracture partant en arrière juste au dessous de lalèvre postérieure du plateau tibial, aboutit en avant au niveau de la crête tibiale juste sous la tubérosité antérieure.
Le fragment inférieur, sollicité par la tonicité des muscles
du mollet, dérape en haut et en arrière faisant bomber le creux
poplité, tandis que la pointe supérieure soulève les téguments
qu’elle menace.
Ce chevauchement pour se produire, nécessite fracture ou
luxation de la tête du péroné. Si celui-ci est intact il forme
attelle.
O) Spiroides. — Lie trait descend très bas vers la diaphyse. Elles se confondent avec les fractures de jambes proprement dites.
Ce qu’il convient de mettre en lumière ‘dans cette variété
de fractures, c’est l’abondance de l’épanchement sanguin.
Tous les tissus sont infiltrés et une énorme ecchymose ‘le
traduit bientôt. Cet hématome qui vient du tissu spongieux tant vascularisé de l'épiphyse tibiale supérieure, plus rarement d’un gros vaisseau déchiré peut provoquer par compression progressive la gangrène ischémique de 1a jambe et du pied.
Il est toujours long à se résorber, et certains ont voulu y
voir une des causes de la lenteur de consolidation de ces frac-
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tures. ï Enfin il est fréquent de noter précocement et en dehors de tout traumatisme direct, une hydarthrose réactionnelle
du genou,
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FRACTURES COMMINUTIVES DU TIBIA
Elles ne sont pas exceptionnelles.
Ce sont de véritables éclatements de la tête du tibia. Il est
possible parfois de disiinguer un trait de fracture transversal |
principal, d’où partent] des fissures vers le haut et vers
le bas, ou même des traits de fractures qui, à travers le
cartilage, aboutissent à l'articulation ; celle-ci se trouve ? L)
ainsi grandement intéressée. Les fragments sont quelquefois innombrables, et leur réduction devient alors une impossibilité. Le péroné est habituellement fracturé.
Dans notre cas, les lésions peavent être schématisées de la façon suivante :
Trait principal de fracture oblique en bas et en dedans,
aboutissant en bas à l’union du 1/3 supérieur et du 1/3 moyen,
en haut à deux travers de doigt environ en dedans de l’extré-
- mité externe du plateau tibial.
En outre, traits accessoires multiples ayant détaché de nom-.
breuses esquilles dont quelques-unes volumineuses ; de plus ces.
LEP ENS. RE Et
"traits accessoires où plutôt ces fentes qui, par leur rencontre, É divisaient de gros fragments, étaient dirigées aussi bien dansle plan frontal et dans le plan longitudinal que dans le plan à horizontal. | Parmi les fragments, à peu près au nombre d’une douzaine, &e se trouvaient en particulier une grosse partie de l’épiphyse È entièrement séparée et comprenant toute la portion antérieure Ë du plateau tibial avec la tubérosité antérieure, d'autre part la partie la plus externe du rebord marginal externe en forme de coin et remontée de 4 ou 5 centimètres.
Le péroné était intact, mais une disjonction tibio-péronière
supérieure avait permis cette ascension du coin de la tubérosité
“externe. :
Le . Les lésions de voisinage sont très graves. En dehors des com-
plications qui relèvent directement du traumatisme, il existe d’une façon permanente une grosse hémarthrose et un héma- «tome considérable.
Si le péroné est fracturé au niveau de son col, le nerf sciatique poplité externe présente des troubles variables dont nous dirons quelques mots au paragraphe du péroné.
| Nous laissons de côté les fractures dites par compression qui
se traduisent soit par tassement sous-cartilagineux du tissu
saurions les retenir. , \ L *