‹ L’Ostéosynthèse Dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 15 sur 71 · MEANS · texte numérisé non relu

MEANS

caractères ‘anatomiques de la fracture et à l’imperfection de la réduction : È serv lenteur de la consolidation : Trélat fixait le temps nére cessaire à un an; Rieffel le ramène à quatre ou cinq mois en moyenne. | Fo ë : — L'’exubérance du cal avec production d’ostéophytes ; des __ douleurs tenaces en sont la conséquence. En outre, le cal reste î longtemps mou et peut s’infléchir si la marche se fait trop tôt. : me — l'axe du membre est fréquemment rompu : dans le sens ; antéro-postérieur {marche sur la pointe du pied, ou faux genu recurvatum) (Roux et Moiroud) (122), dans le sens latéral ER (faux genu valgum ou varum). Les mouvements eux-mêmes (flexion et extension) sont rendus impossibles si la rotule butte £ AA: contre la saillie diaphysaire ou s’il y à adhérence du quadriceps : L au cal. L’ankylose du genou pour n'être toujours pas complète, É se traduit cependant par une gêne notable. Elle est due à l’arthrite inflammatoire : dans les cas les plus favorables, il ny a que des raideurs partielles par adhérences synoviales. é | Le raccourcissement existe 9 fois sur 10 (le bout à bout : É + n'étant pour ainsi dire jamais obtenu) (Ricard) (115). 11 mesure -de 1,5 à 10 centimètres.

— La pseudarthrose, une des séquelles les plus redoutables,

e est loin d’être exceptionnelle ; elle découle logiquement de

lembrochement musculaire par les extrémités fragmentaires.

Les fractures suscondyliennes par atrophie sont bénignes.

| L'absence de désordre sérieux du côté des parties molles et le mécanisme habituel pouvaient le faire prévoir.

«Leur pronostic est donc très favorable : convenablement

ss traitées, elles guérissent dans un espace moyen de quatre

semaines, sans déformation et sans nouvelle limitation des

SNA Les

mouvements du genou..........…. la formation du cal s’est tou-;

ours faite régulièrement sans pseudarthrose.…….… Enfin ces

fractures n’ont pas davantage de gravité au point de vue de

l’état du genou : même en cas d’arthrite en voied’évolution, nous n'avons pas constaté de recrudescence du mal » (Auffret) (9).

FRACTURES INTERCONDYLIENNES DU FÉMUR

Sauf les cas sans déplacement — d’ailleurs rares — et les cas avec déplacement minime et engrènement (Mauclaire et Séjournet) (94)'le pronostie est très sombre; les auteurs s’aecordent sur ce point. =

L’écueil dominant, c’est encore — succédant à l’arthrite du début — l’ankylose articulaire : celle-ci doît être regardée comme une terminaison favorable si elle n’a pas heu en attitude vicieuse (Ricard) (115).Sil’ankyloseapuêtre évitée, les autres trèsgraves éléments de pronostic sont les gênes mécaniques relevant soit des déformations de la surface articulaire trochléo-condylienne (déviations de la jambe) (Trendelenburg), soit de léeartement interfragmentaire, soit des déplacements des condyles, soit enfin le blocage de la rotule contre la saillie antérieure du fragment diaphysaire. La pseudarthrose ‘est due à l’interposition de débris capsulaires ou synoviaux. Les cals fibreux, les cals volumineux sont égalenient fréquents. lie raccourcissement est la règle. Nous avons signalé déjà les lésions vasculo-nerveuses dues à la proximité de pointes esquilleuses ou fragmentaires non réduites; à titre ‘exceptionnel, la suppuration de l’épanchement sanguin ou la nécrose d’un condyle détaché.

La consolidation demande au moins six mois.

FRACTURES UNICONDYLIENNES DU FÉMUR

Le pronostic est bénin si la dislocation est rulle. Au

contraire un déplacement, même faible, en haut ou en dehors est suivi de genu varum ou valgum. Rappelons qu'une réduction imparfaite, en modifiant la surface de glissement des condyles peut caler larticulation et s’op-

poser absolument à l'extension et à la flexion. Les mou- vements de latéralité, la pseudarthrose aussi sont à redouter. L'hémarthrose suivie d’épanchement inflammatoire entraîne

une arthrite, ‘d’où raideurs plus ou moins persistantes, et

somme toute, l'avenir de ces fractures doit être considéré

comme très sérieux. Vallas (137) qui dut pratiquer une résection

| orthopédique du genou pour troubles fonctionnels graves consé-

# “ cutifs à une fracture du condyle fémoral, raconte que le blessé, ne Con arrivée, marchait avec deux béquilles, et ajoute : « A &. : | l'ouverture de l’article, je vis nettement que la fracture du * : : condyle externe avait amené une dénivellation de la surface ÿ à articulaire telle, que le tibia portait à faux sur le fémur dans la ae moitié de sa largeur. De plus la synoviale bridée et resserrée

par de nombreuses adhérenees fibreuses avait perdu toutes

ses qualités d’organe de mouvement... »

Dans les eas favorables, consolidation en deux mois.

Mn Le F 2 ; FA 24 ee, S 3 ss F Lot FRACTURES SOUS-CONDYLIENNES DU TIBIA ET FRACTURES

Page 1