SE AGE
Toutefois, si la proportion actuelle des guérisons est nette-
ment supérieure, le pronostic fonctionnel reste très réservé.
Ici, to est la lenteur de la consolidation, puis la pseudarthrose
qui caractérisent l’évolution de la fracture.
Le retard de la consolidation qui a do longtemps retenu l’attention de tous les observateurs, atteint jusqu'à 8 mois. Cette anomalie a suscité de nombreuses recherches. On à évoqué tout à tour l’écartement des fragments (Bouissière), le trajet de l'artère nourricière du tibia destinée à la moitié inférieure de l’os et dont une simple branchiole apporterait à l'extrémité rie une nutrition insuffisante (Guérétin), une lésion des rameaux nerveux avec troubles trophiques consécutifs, l'absence de canal médullaire, done de moelle à ce niveau de los, l’épanchement sanguin surabondant et la lenteur de sa résorption (Richet, Duplay), la coïncidence d’un manque brusque de vascularisation et d’un énorme hématome par rupture des branches nourricières de l’extrémité supérieure (Isch- Wall et Wassilieff). :
Le fait demeure — grave — car, outre l'inconvénient d’une aussi lente évolution, se produisent deux alternatives : la pseudarthrose redoutable par sa fréquence : 1 fois sur 10 (Béranger- Féraud, Rieffel) (117), 1 sur 6 (Heydenreich) (132), 2 sur 15 Lambotte) (76); l’ankylose : il est aisé de comprendre sans qu'il soit nécessaire d’insister, qu’au bout de longs mois, les mouvements du genou sont très compromis. L’atrophie quadricipitale est considérable.
«Même dans les cas où les lésions ont été réduites au minimum, il persiste toujours une gêne considérable, et, chez des
sujets vigoureux, ayant réuni toutes les conditions pour arriver