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FRACTURES CONDYLIENNES DU TIBIA
Il faudrait pour ouvrir définitivement le champ de ces
fractures à l’ostéosynthèse, un faisceau de preuves maté-
rielles qui manquent.
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Les cas opérés et connus sont trop rares malgré leur élo-
quence, pour être convaincants.
D'autre part, si les statistiques d'ensemble au sujet des fractures non suturées sont pessimistes, ainsi que nous l’avons vu, certains auteurs ont publié une série de cas particuliers. heureux (33, 40). |
Pourtant les complications de toute espèce sont réelles —
et nous les avons signalées.
Parmi elles, nous rappellerons les déviations de la jambe, RE NGOES
la mobilité articulaire anormale, la gêne mécanique, l’ankylose Fe
partielle ou totale. Il y à lieu de distinguer : a) La fracture du bord du plateau tibial, véritable écornure qui ne détruit pas la statique du genou et qui (ainsi que des faits personnels entre autres nous l’ont montré) guérit seule et b) la fracture du plateau tibial proprement dit, c’est-à- US de la surface d’appui (externe ou intèrne).
Là, de deux choses l’une : — oule déplacement est important,
les désordres qu’il entraîne sont en proportion; alors il est
indiqué non seulement de visiter l’ensemble de la lésion (y compris la cavité synoviale dans laquelle on pourra trouver ainsi que Dambrin (33), outre du sang, des parcelles osseuses éclatées, mais encore de la traiter judicieusement. Dans la
variété à trait oblique, la remise en place exacte de la tubérosité
(qui à entraîné le fémur) a comme conséquence la meilleure des
réductions possibles de la jambe luxée. Dans la variété à trait
vertical, le fragment tubérositaire, s’il est externe, se trouve
attiré en haut par le biceps (Lemercier) (86) fait bien mis en
lumière par Desguin (40). On ne peut lutter contre cette attraction permanente qu'en fixant le fragment. Sinon, le
redressement est douloureux et difficile et il ne se maintient
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pas, même après 8 ou 10-jours d’immobilisation en bonne posi-
tion. D'autre part, l’extension continue ne paraît avoir aucune
| action sur la tubérosité tibiale externe fracturée (Demoulin).
— Ou bien le déplacement est peu accusé mais dans ee cas,
l'opération est vraiment simple et bénigne. | el ‘s Et puis, si l’on à pu grâce à une cheville ou à une simple vis, jé
s assurer du maintien de la tubérosité fracturée, quelle sécu-
rité pour mouvoir la jambe, entretenir flexion et extension,
conserver ou rétablir par le massage et l'exercice la souplesse ane Ê
de l'appareil capsulaire et la tonicité des muscles, permettre :
de “bonne heure le lever et la marche.
. Les opinions de Moreau, de Dambrin, les int de Chevrier, de Dujarier, de Lambotte, de Moons, de Willms, de Leveuf, viennent à l'appui de cette manière de voir. Nous ee :
croyons, à fortioripour les fractures bicondyliennes, que l’indi-
cation est dans le même sens, mais nous n’avons trouvé qu'une
observation pour étayer notre conviction (Juvara). FE