Louange mariale à l’Immaculée Mère de Dieu et Reine du Clergé
Jésus est tout au ciel et sur la terre. Il est la Sainteté par essence et l’infinie Charité.
Tout Eternel qu’il est, Il s’est revêtu de notre humanité.
Et après nous avoir aimés, comme seul peut aimer un Dieu,
Il est entré dans sa gloire pour toute l’éternité.
Mais ce Tout, nécessaire et éternel, n’a pu se faire mortel qu’en naissant, vivant et mourant comme le font tous les hommes.
Il Lui a fallu une Mère pour naître, comme du sang pour vivre et une vie pour mourir.
Nous n’aurions pas eu Jésus sans Marie
Invocation en usage dans la Fratei'nité Sacerdotale
nous n’aurions jamais connu l’amour ineffable du Fils sans le ministère et la tendresse de la Mère.
Partout où nous tournons nos regards, nous apercevons Marie à côté de Jésus.
Dans le rayonnement de la sainteté infinie du Fils de l’Homme, nous voyons resplendir la pureté immaculée de la Mère de Dieu.
Pour connaître Jésus, nous n’avons qu’à contempler Marie.
Le Fils se plaît à se faire aimer et honorer sous les traits de sa Mère.
Oh î bénie soyez-vous. Très Sainte Vierge Marie, que Jésus a tant aimée et qu’il a faite si belle.
Vous êtes un re£et de l'éternelle Beauté.
En vous créant, Jésus a fait un chef-d’œuvre qu'il ne peut dépasser.
Bénir Marie, c’est bénir Jésus ; la Mère et le Fils ne pouvant être séparés dans nos louanges,
pas plus qu’ils ne le sont dans leur amour. Bénir Marie, c’est nous associer à ses actions de grâces
pour les grandes choses que Dieu a faites en elle et souhaiter de les rendre éternelles.
Rien ne va plus droit au Cœur de Jésus que les hommages que nous rendons à Marie. Bénir Marie, c’est réjouir Jésus et Le rendre heureux du même bonheur qui remplit l’âme de sa Mère.
Jésus et Marie ! Marie et Jésus î Tel sera à jamais le thème harmonieux de nos hommages, de nos louanges et de notre amour.
Marie, l’immaculée, est pure comme un rayon de soleil.
Elle brille dans la nuit comme un phare lumineux, dont le foyer est l’Eternel.
Sortie pure et sans tache des mains du Créateur, Ses divines clartés dont elle illumine le monde nous rappellent l’état d’innocence que la terre n’avait plus revu depuis le Paradis terrestre.
Marie est l’aurore des splendeurs éternelles ; elle rayonne déjà les reflets éblouissants du divin Soleil de Justice.
Créature unique et privilégiée, elle mérite un culte particulier, le plus beau et le plus saint après celui qui est dû à Jésus son Bien-Aimé.
Qyc nos coeurs, ô Marie Immaculée, ne cessent de vous louer, de vous féliciter, de vous aimer, et de bénir Jésus qui a daigné vous embellir des sublimes beautés et de la divine pureté dont II resplendit dans les Cieux.
Marie, Immaculée dans sa Conception, n’a fait que grandir en pureté et en sainteté.
Toute à Jésus et uniquement à Lui, elle n’a jamais connu l’ombre d’une infidélité. Toujours pure et toujours belle, elle est restée vierge d’esprit et de cœur, de sentiments et de désirs, de corps et d’âme. Pure et immaculée dans un corps mortel, vierge tout en étant mère,
Marie est, à côté de Jésus, le plus beau lys virginal qui ait jamais germé dans l’humanité coupable.
11 était digne de s’épanouir en donnant au monde le Fils de l’Eternel.
5\ Marie, la Vierge Immaculée, notre admiration et nos louanges, nos transports de joie et nos chants d’amour.
Marie a été choisie de toute éternité pour devenir la Mère du Verbe Incarné.
L’adorable Trinité se prépare ici-bas un tabernacle où elle puisse habiter.
Il faut à Jésus, sur cette terre, des cieux nouveaux qui Lui rappellent le sein de son Père.
Marie sera plus que son temple, elle Lui prêtera son sang et Lui donnera la vie. Elle appellera Jésus son Fils et Jésus lui donnera le doux nom de Mère. Aucune gloire n’est comparable à celle-là. Jésus aura des multitudes d’adorateurs et II peuplera son Ciel d’Elus,
mais II n’aura jamais qu’une Mère et éternellement 11 demeurera son Fils.
Pour bénir dignement Marie de nous avoir donné Jésus, j faisons nôtres les sentiments mêmes du Cœur de son Fils. Pour remercier Jésus d’avoir fait de Marie sa Mère, empruntons à la Vierge bénie les accents et l’amour de son cœur.
Marie, Mère de Dieu, est devenue la Mère de tous ceux dont Jésus est le Frère.
Sa maternité embrasse tous les hommes.
Mais étant la Mère du Souverain Prêtre, elle étend plus particulièrement les sollicitudes de sa tendresse maternelle à tous les Prêtres, ses enfants de prédilection, en qui ellé reconnaît les traits et le caractère du Sacerdoce de son divin Fils.
"Nous vous saluons et nous vous bénissons, ô Marie, qui nous avez donné Jésus, le Prêtre Eternel, et en Jésus tous les Prêtres
qui nous redonnent et nous gardent le Fils avec la Mère.
Si tous les hommes appartiennent à Marie parce qu’elle est leur Mère,
Marie appartient davantage à ceux qui l’aiment. ] Elle se livre à eux, comme Jésus le fait, car elle se donne elle-même en leur donnant Jésus.
Elle les aime individuellement et se montre à leur égard très douce et très tendre: et eux la paient de retour par un amour filial tout de confiance et de tendresse.
C’est la « Louange Mariale » qui se termine par le don mutuel ; après s’être épanouie dans l’amour.
Père Eugène Prévost j - - — ^ -
Paris — Avec permission de l’Ordinaire Prop. rés. Made in France!
Éditions du Bon-Pasteur, 108 Bd Péreire, Paris;
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Bénie soit l’immaculée Viet»ge,
Mère de Dieu,
Reine du Clergé et notre très douce Mère I
JVIOTipS
DE LA “ J OU ANGE JVlARIALE ”
Marie inséparable de Jésus.
Jésus a des droits imprescriptibles aux hommages, à l’adoration et à l’amour des hommes. Il ne peut pas ne pas être servi, aimé et adoré, sans une ingratitude monstrueuse et sans que soient violées les lois les plus sacrées de l’humanité.
Et c’est pourquoi les âmes vont à Jésus, s’attachent à ses pas, se jettent dans l’adoration à ses genoux et se plongent dans son Cœur pour en puiser les puissances d’amour qui rendront leurs efforts efficaces et leurs vertus fécondes.
Mais Jésus ne peut être l’unique objet de notre culte. Il ne voudrait pas être le seul aimé, Lui qui doit tout à sa Mère et qui ne nous appartient que parce qu’ell<* nous L’a donné.
Il a eu besoin de Marie pour du ciel descendre en terre et de Verbe éternel de Dieu devenir le Verbe Incarné. Partout où est Jésus se trouve Marie. A Bethléem, elle Le porte dans ses bras ; à Nazareth, elle Lui tient compagnie pendant trente ans ; dans sa vie publique, elle L’accompagne le plus possible ; sur la route du Calvaire, elle Le suit en pleurant ; et lorsque sonne l’heure du Sacrifice suprême, elle est debout au pied de la Croix pour recueillir le dernier soupir du Sauveur du monde. U u and Jésus, après l’avoir momentanément quittée, reviendra vivre à ses côtés sous les Espèces Sacramentelles, elle passera les vingt-quatre dernières années de sa vie dans l’adoration près du Tabernacle et s’y consumera dans un amour que seule la charité divine peut surpasser.
Nous ne pouvons séparer deux Etres aussi intimement unis. Marie est un couronnement nécessaire de Jésus, et elle en retrace d’ailleurs si exactement les traits, que c’est encore aimer le Fils que d’aimer la Mère. Il convient donc souverainement qu’après avoir adoré Jésus on honore Marie, qu’après avoir glorifié le Fils on chante les j louanges de la Mère.
Marie co-rédemptrice du genre humain.
Du jour où Marie est devenue la Mère de Dieu, ses destinées ont été inséparables de celle de son Fils. Elle a vécu de la même vie, elle a partagé ses joies et ses peines, elle s’est vivifiée aux mêmes sources de l’amour, elle s’est identifiée à sa mission divine, elle a éprouvé les mêmes désirs de souffrance et de sacrifice; elle s’est offertej aux mêmes immolations et elle a souffert dans son âme la même mort que Jésus endurait sur la Croix.
Ce solennel et sanglant Sacrifice, qui a consacré à jamais Jésus notre Sauveur et Rédempteur, a valu à Marie l’honneur d’être associée aux mérites de son divin Fils et de coopérer ainsi à sauver les hommes de la damnation éternelle.
La reconnaissance nous oblige de joindre Marie!
aux hommages et aux actions de grâces que nous rendons à Jésus
Marie, chef-d’œuvre de la Sainte Trinité.
Nous devons bénir Dieu dans ses œuvres et surtout dans les créatures faites à son image. 11 n’en est aucune qui reflète plus parfaitement les perfections de la Divinité que Marie.
Marie étant destinée à être associée à la paternité divine, a été comme le résumé de toutes les merveilles de Dieu. Jésus, dont elle devait devenir la Mère, s’est complu à la combler de dons et à l’inonder de toutes les grâces qu’une âme humaine est capable de contenir.
Le Saint-Esprit, qui l’avait prise pour Epouse, a fait en elle des opérations divines d’une sublimité telle, qu’aucune créature ne pourra jamais, dans la suite des siècles, être unie intimement, comme Marie, à la Divinité et participer à sa sainteté.
Devant ce chef-d’œuvre de la Toute-Puissance divine et de l'Amour incréé, l’admiration doit se traduire par une sainte allégresse et des louanges ininterrompues.
Les prérogatives de Marie.
Marie est sortie toute resplendissante de pureté des mains de Dieu. Unique entre toutes les créatures, elle n’a point été souillée par le péché originel et elle n'a jamais connu les atteintes du péché. Pure et immaculée dans sa Conception, elle n’a cessé de grandir en pureté et en sainteté, depuis le premier moment de son existence jusqu’au dernier instant de sa vie.
La virginité, dont elle avait fait sa compagne inséparable, la fit hésiter en face même de l’honneur suprême de la Maternité divine. Par un doux mystère, la Vierge devint Mère et la Mère resta Vierge.
L’éternité ne sera pas de trop pour louer et féliciter Marie d’avoir été privilégiée comme elle l’a été. Sur la terre, il ne doit y avoir qu’une voix
pour bénir Marie, et qu’un cœur pour confondre Jésus et Marie dans un même éternel amour.
La mission sacerdotale de Marie*
En donnant naissance à Jésus, Marie offrait à la fois au monde la divine Victime et le Prêtre qui devait l’immoler. Gomme la mission de Jésus consiste surtout dans son Immolation et dans son Sacerdoce dont celle-ci dépend, Marie est avant tout Mère du Souverain Prêtre, et c’est grâce à elle que Jésus pourra exercer son divin Sacerdoce. Aussi Jésus grandit la dignité de sa Mère de toute la sublimité divine de son Sacerdoce éternel.
Entre Jésus Prêtre et Marie, sa Mère, il y a donc des affinités étroites et des mystères adorables. Par ce fait, Marie acquiert une mission spéciale et toute maternelle auprès de tous les Prêtres de son divin Fils. Elle voit en eux la personnification vivante de Jésus ; et elle reporte sur ces Prêtres bien-aimés, dont elle est à la fois la Mère et la Reine, tout l’amour que Jésus a mis dans son cœur pour son divin Sacerdoce.
Au nom de tous les Prêtres du monde, bénissons et aimons Marie.
L’amour de Marie pour nous.
Marie nous aime parce que nous avons coûté le Sang et la vie de Jésus ; parce que Jésus l’a faite notre Mère et qu’il a déposé dans son cœur toutes les tendresses du sien. Gomment, en retour, ne pas aimer une telle Mère, et ne pas éprouver h* besoin de la louer et de la bénir sans cesse ?
■Mettons notre bonheur à chanter Marie et surtout à l’imiter.
Père Eugène Prévost
Paris — Avec permission de l’Ordinaire Prop. rés. Made in France
Éditions du Bon-Pasteur, 108 Bd Péreire, Paris •N0 2
Bénie soit l'immaculée Vierge,
Mère de Dieu,
Reine du Clergé et notre très douce Mère I * W
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DE LA “ J^OU ANGE JVIaRIALe”
Cri d’admiration.
En considérant Marie, il y a de quoi être ébloui. Devant Jésus l’âme tombe à genoux dans l’adoration, devant Marie elle est saisie d’admiration.
Il y a en Marie de telles beautés, elle est ornée de dons si magnifiques, elle brille d’une pureté si éclatante, elle est élevée à un si haut degré de sainteté, elle est embrasée d’un amour si ardent, elle est, par sa Maternité divine, une créature si mystérieusement privilégiée, elle est un si pur reflet de la Divinité ; qu’en face de telles sublimités, on se sent interdit, et que les paroles expirent sur les lèvres pour louer dignement ce Prodige de la toute-puissance et de l’amour de Dieu.
Elan de foi.
A peine l’àme entrevoit-elle Marie, qu’elle est i attirée et s’élance vers elle. En Ja contemplant et en comprenant tout ce qu’elle* est dans le plan divin, la place qu’elle occupe dans l’Incarnation et la Rédemption, ce qu’elle a donné à Jésus et i ce qu’elle en a reçu, la mission qu’elle a auprès des âmes et particulièrement des âmes sacerdotales, la sublimité de sa vertu et l’éclat de sa ! gloire ; l’àme croit aux privilèges incomparables de Marie, elle adhère a tous les mystères de j puissance, de pureté et d’amour qui l’ont faite si ’ belle et si grande, et elle exprime sa profession j de foi par une louange qui résume les grandeurs ! de sa divine Mère.
Sentiment de joie.
Marie a été l’objet d’un amour trop privilégié, I] elle a été trop mystérieusement honorée, trop ; divinement comblée, trop étroitement et ineffablement unie à Jésus, pour que le cœur ne soit j pas rempli de joie et n’eclate pas en allégresse, à j la vue de telles merveilles opérées en faveur d’une j simple créature. 1
L’humanité tout entière est honorée et ennoblie j en Marie. C’est Marie qui a apporté la joie au monde, en nous donnant Jésus, et qui a fait re- | naître l’espérance dans l’humanité coupable. A ! notre tour de la réjouir, en lui redisant nos j louanges.
Action de grâces à Jésus.
Tout ce qu’est Marie, elle l’est à cause de Jésus. Tout ce qu’a Marie, elle l’a reçu de Jésus. Tout ce que donne Marie, elle le puise en Jésus.
C’est parce que Jésus est infini en puissance et en perfections, qu’il a élevé Marie à une sainteté! incommensurable et à une dignité quasi divine. C'est parce que Jésus est le Fils de Marie qu’il a fait de sa Mère le chef-d’œuvre de la création. Louer, honorer et glorifier Marie, c’est recon-
naître Jésus en elle, c’est Le remercier de n’avoir mis aucune borne à ses divines prodigalités pour faire de Marie une Mère digne de Lui.
Chant d’amour.
Jésus a trop aimé sa Mère pour que nous ne l’aimions pas avec Lui. C’est son amour pour elle qui l’a faite si grande ; c’est l’amour de Marie pour Lui qui l’a rendue si agréable à ses yeux.
Il y a en Marie trop de charité divine pour qu’à son contact nous n’en soyons pas brûlés. S’approcher d’elle c’est nécessairement l’aimer. Nos louanges seraient incomplètes si elles n’étaient pénétrées d’amour; elles n’arriveraient point jusqu’au cœur de Marie, si elles n’étaient le trop plein du nôtre.
Que chacune des paroles de notre « Louange » lui soit un chant d’amour !
Profession de piété filiale.
Marie n’est pas seulement la Mère de Jésus, elle est aussi notre très douce et tendre Mère. Jésus nous a faits ses frères et nous sommes devenus les enfants de sa Mère. Nous sommes d’autant plus chéris de Marie que nous lui avons coûté plus cher. Nous ne pouvons oublier que sa maternité à notre égard lui a valu la mort et la perte de son divin Fils. C’est dans les larmes que Marie nous a enfantés. Oh ! comme nous devons aimer notre Mère, qui est le prix de Jésus î
Louer Marie, c’est lui redire notre piété filiale, notre attachement et notre tendresse.
Hommage de reconnaissance.
Marie n’existe que pour Jésus ; mais, depuis sa mort, Jésus n’existe ici-bas que par ses Prêtres. Le Sacerdoce, qui est éternel en Jésus, se multiplie dans toutes les âmes sacerdotales, comme la Présence de Jésus dans les Hosties des ciboires. Marie retrouve Jésus dans le Prêtre et elle L’y aime d’un
amour particulier. Constituée Mère de Dieu, elle est également consacrée Mère des Prêtres, leur Souveraine et leur Reine.
En retour, la tribu sacerdotale doit rendre à Marie un culte spécial, fait de reconnaissance et d’amour. C’est pour l’exprimer que la « Louange Mariale » honore et bénit Marie comme Reine du Clergé.
Protestation de fidélité.
Si on ne peut considérer Marie sans l’aimer, on ne peut l’aimer vraiment sans l’imiter. Pour suivre Jésus, il nous faut marcher sur les traces de sa Mère.
11 n’y a qu’une louange sincère, quand les lèvres sont vraiment l’expression des sentiments du cœur, c’est celle qui se prouve par la fidélité. Tant que Marie restera pour nous le modèle de toutes les vertus que nous nous efforcerons de pratiquer, nous pourrons prétendre à l’honneur de la louer dignement.
Désir de louange et de gloire.
Rappeler à Marie ses privilèges et ses prérogatives, c’est l’honorer. En faire comme une prière qui monte sans cesse de notre cœur, c’est la réjouir et la toucher. S’en servir pour se sanctifier, c’est la glorifier.
Cette louange à Marie, on voudrait la voir monter du cœur de tous les hommes et on aspire à la rendre éternelle.
O Marie, je veux vous bénir tous les jours de ma vie !
Et puisse-je chanter vos gloires pendant toute l’éternité !
Père Eugène Prévost
Paris — Avec permission de l’Ordinaire
Prop. rés.
Made in France
Éditions du Bon-Pasteur, 108 Bd Péreire, Paris